En France, le debat sur la gestion des differences culturelles et religieuses est souvent abordé au travers de modeles, definis au niveau national : multiculturalisme anglo-saxon, integration à la francaise... À rebours de cette approche par « modele », l’organisation Counterpoint a initié un programme de recherche européen pour comprendre comment les societes europeennes (particulièrement en Espagne, Royaume-Uni, Finlande, Norvège et France) apprehendaient leur multiculturalité : existe-t-il des demandes particulieres culturelles et religieuses adressees aux administrations, aux associations et aux entreprises, ou en leur sein meme et comment y est-il répondu ? L’enquete francaise, dont les premieres conclusions sont presentees ici, a eté confiee au cercle de reflexion Graines de France. Il s’agissait de repartir des representations individuelles pour comprendre comment se concoivent la diversité des conceptions et pratiques culturelles et religieuses et leur gestion dans la societé francaise : quelles sont les revendications auxquelles sont confrontees les institutions de service public, les administrations, les entreprises ? Se referent-elles au religieux ? À l’ethnicité ? Aux appartenances sociales ? Quelles formes prennent-elles ? Qui les portent ? Sont-elles considerees comme legitimes, dangereuses, raisonnables ? Quelles sont les reponses apportees à ces demandes ? Varient- elles selon le type de structures ? Comment les individus exposent-ils ces faits et les reponses qui y sont apportees ? Comment justifient-ils leurs actions ? Il ne s’agit pas de reflechir aux bonnes pratiques professionnelles mais de comprendre quels comportements existent et comment les individus les justifient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours des entretiens semi-directifs, les professionnels enquetes estiment qu’ils ont plutot fait face à des demandes particulieres dans leur structure, qu’elles soient une administration, une entreprise ou une association. Celles-ci sont exprimées tantot explicitement, principalement individuellement, plus rarement collectivement, parfois avec l’aide de structures exterieures (associatives), tantôt plus implicitement en prenant la forme, pour les responsables de structures, de mise devant le fait accompli.

Qu’elles s’expriment dans le secteur public ou privé, elles sont percues comme des menaces pour la laicité. En outre, celles emergeant dans le secteur privé sont percues comme venant poser probleme en raison des changements d’organisation qu’elles pourraient induire sur la structure si elles etaient effectivement prises en compte. Les demandes sont quasiment toutes identifiees par les enquetes comme relevant du culte et du religieux. Il y a parfois eu des quiproquos sur l’usage de « demandes culturelles ». Les rares fois où elles ont ete evoquees, elles sont apparues comme des demandes en termes d’animation culturelle, et non comme des demandes d’acces à des cultures minoritaires.

Rares sont les enquetés affirmant qu’il s’agit d’un non-sujet. Parfois certains enquetes, appartenant notamment au domaine de l’education specialisee, expliquent que si les demandes sont exprimees en rapport avec un referent religieux, ce qui s’y joue n’en releve pas exclusivement, les dynamiques melant logique sociale et identitaire et rapport plus ou moins contestataire à l’adulte et à l’institution. Plus que des demandes dérogatoires, ils auraient davantage à faire à des affirmations identitaires d’adolescents en difficulté et en construction, se fondant sur un referent religieux.

Les demandes apparaissent pour beaucoup d’enquetes comme un phenomene relativement recent. Les dysfonctionnements de la laicité, puisque c’est cette notion qui va dominer les propos des enquetes, sont mis en lien avec la question immigrée et musulmane. Tout se passe comme si, pour eux, la laicité etait devenue, de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1990, consensuelle dans la societé, les grandes manifestations liées au statut de l’école privee, entre autres, semblant avoir eté totalement oubliees.

 

    Les structures face aux demandes du public, des salaries et des benevoles

 

Si les enquetés ont eté interrogés sur les demandes de leur public, la plupart ont voulu evoquer la facon dont les demandes particulieres se posaientégalement au sein de leur structures avec leurs salaries. Ce glissement est en soi revelateur. La gestion de l’alterité, notamment religieuse, est posee comme un probleme global qui est approché de la meme facon qu’il concerne le public ou les salaries de l’organisation, que celle-ci releve du service public ou d’une structure regie par le droit privé.

Toutes les demandes evoquees par les enquetes n’ont pas eté faites dans le cadre des structures des responsables interroges. Bien que la question porte sur le public, nombreux sont les enquetes qui l’ont comprise de facon plus large et qui l’ont reinterpretee dans le sens suivant : de quelle maniere, dans votre structure, les demandes particulieres sont- elles traitees, qu’elles emanent du public ou du personnel travaillant dans la structure ?

 

Certains ont compris la question de facon encore plus extensive : quel fait, relatif à des minorites culturelles et religieuses, a fait tension sur la ville ? Ou encore quelles postures faut-il adopter face aux demandes culturelles et religieuses – particulièrement religieuses – des minorités (surtout musulmanes) en France en general, qu’elles emanent du public ou du personnel des structures, celles-ci étant de droit public ou privé ?

Comment interpreter cela ? On pourrait penser qu’il s’agissait pour beaucoup d’essayer de « rendre service » à l’enqueteur en lui donnant des elements proches de ce qu’il etait supposé chercher. Pour cela, ils evoquent des faits rapportes principalement par les medias nationaux (comme l’affaire relative à la creche Baby Loup) ou des situations qu’auraient connues certaines autres structures voisines. On peut aussi penser que les questions eveillent en eux des inquietudes, des angoisses qui vont au-delà de leur seule structure et qu’ils profitent de l’entretien pour les exprimer. Ce phenomène a pu se retrouver tant lors des entretiens individuels que des focus groups.

Ainsi, au-delà des structures concernees, ont eté decrites des situations relevant de la gestion du culte par les associations cultuelles : la construction des mosquees, les rapports entre associations musulmanes et avec la mairie. Mais de facon plus recurrente, les manifestations publiques de religiosité ont eté evoquees de facon angoissee, comme symptomes du developpement du communautarisme (musulman) et de l’islamisme. Les enquetes de Meaux et Vaulx-en-Velin ont davantage tenu ce type de discours que ceux vivant à Bordeaux ou Paris. Le developpement du port du voile (notamment du voile intégral dans la rue et des résurgences de cas ponctuels de hijab à l’ecole) est particulierement invoqué pour appuyer ce discours de l’explosion d’un communautarisme rampant, porteur d’obscurantisme, dessinant des societes majoritaires inversees regulees par un fort controle social imposant des normes vues comme differentes, voire opposees à celles de la societé majoritaire. Dans ce type de discours reviennent régulièrement les mots « integristes », « integrisme », « radicalisation », « communautarisme ». Les femmes voilées apparaissent comme des victimes, manipulees.

 

   Laicité(s)

 

Comme on l’a vu, les enquetes ne parlent pas de demande culturelle mais religieuse. Ils se referent alors presque systematiquement à la notion de laicité pour expliquer la facon dont les structures gerent ces demandes particulieres. Si la laicité est acceptee de facon unanime, elle ne se traduit pas par une adhésion sans nuance à une conception unique de la laicité.

L’analyse des entretiens collectifs est, sur ce point, particulièrement interessante. Etant donné que, lors des entretiens semi-directifs, les enquetes evoquaient principalement le religieux et la laicité, il a été decidé de les confronter de facon artificielle à trois situations relevant du monde des administrations publiques, de l’entreprise et de l’association pour les voir définir en actes leur vision de la laicité. Y a-t-il des différences entre structures relevant du droit public et du droit privé ?

Revenir sur la situation en demandant aux enquetes de se mettre dans la peau d’un responsable de service permet de voir se deployer in concreto leur vision de la laicité. Il s’agit de comprendre comment les individus deliberent et debattent dans des contextes de societé virtuelle que sont les focus groups. Si les enquetes ne presentent pas des positions tres differentes dans les objectifs que visent la laicité (bien vivre ensemble principalement), sa définition et les détails de sa mise en œuvre les conduisent à se differencier les uns les autres. Comment se construisent les arguments des uns et des autres ? Sur quels fondements ? Est-ce toujours en relation avec la laicité ? Et si oui, comment dans ce cas est définie la laicité ? Le cadre est laissé volontairement flou et large pour que les enquetes puissent mieux definir ce qui est possible ou non selon eux. Il s’agit d’etablir par cela les types d’argumentaires s’affrontant, se confrontant, se completant les uns les autres plus que de comprendre quel individu se situe dans telle ou telle posture.

 

   Un consensus sur une définition abstraite de la laïcité

 

À la question « qu’est-ce que lalaicité ? », les enquetes repondent de facon consensuelle, la posant comme respect de soi et des autres, tolerance, dignité et liberté. Des lors, la laicité se vit comme protection pour les croyants et les non-croyants, pour les pratiquants et les non-pratiquants, leur donnant la possibilité d’exister dans leur globalité, qu’ils appartiennent à des groupes majoritaires ou non. Permettant de croire ou de ne pas croire, la laicité apparait alors à la fois comme une plateforme, un cadre, un système englobant et superieur permettant à toutes les opinions de s’exprimer. Sans se confondre avec ces dernieres car se placant au-dessus d’elle, elle devient par là un moyen garantissant le vivre- ensemble pour retisser le lien social. Cependant, la laicité ainsi definie se pose de facon abstraite. Les rapports à l’Etat ne sont pas evoques.

Si la laicité est consideree de facon assez similaire dans ces objectifs – assurer le vivre- ensemble –, elle ne l’est pas dans sa definition et sa mise en œuvre. Or ces conceptions vont jouer sur la facon dont les demandes particulieres, implicites ou explicites, sont considerees comme legitimes ou non et traitees.

 

 

 

 

 

 

 

   Deux visions en affrontement

 

Si certains enquetés en restent à la laicité definie à travers ses objectifs, ne revenant pas sur les conflictualites potentielles pouvant exister avec un cadre legal datant du debut du XXe siecle, d’autres explicitent plus largement leur conception. Il existe une palette de postures comprises entre deux poles.

La premiere approche se veut tres ouverte, affirmant que certaines demandes particulieres peuvent etre legitimes, relevant des libertés individuelles. Il semble difficile de les refuser car l’individu ne peut etre extrait de ses multiples appartenances, culturelles, religieuses, sociales, politiques ; elles peuvent meme etre un atout dans la production du lien social. L’individu les transporte avec lui quelle que soit la sphere dans laquelle il evolue, privee ou publique. Cette grille d’analyse conteste ce qui fait le fondement de l’individu republicain : le renvoi à la sphere privee des particularismes culturels, religieux et ethniques.

Dans cette approche, l’individu abstrait n’existe pas et celui dont se reclame le modele republicain est culturellement, religieusement et socialement situé : il est l’individu appartenant à la majorité culturelle et religieuse. Les jours feries de Noel, la Pentecote, l’Ascension sont ainsi un heritage chretien. Ils affirment que la laicité francaise serait davantage une catho-laicité et que, en ce sens, elle ne respecterait pas la neutralité et l’equidistance envers tous les cultes dont elle se reclame. Ils se montrent tres critiques de celle-ci quand elle se fait excluante ou en tout cas imposant la norme majoritaire aux minoritaires. Cette approche de la laicité (qualifiee parfois par eux d’identitaire et reliee à l’extreme droite) est alors rejetee. Dans cette posture, on retrouve plutot des jeunes, avec un grand bagage universitaire, pas forcement d’origine immigree mais ayant l’habitude d’evoluer dans un univers cosmopolitique, dans un monde de cadres ou de professions intellectuelles. Dans ce groupe, on retrouve egalement des personnes issues de l’immigration, primo-migrantes ou descendants d’immigres, moins eduques, et par consequent moins en capacité d’argumenter autant que les jeunes plus eduques. Cette approche de la laicité « positive » est denoncee par ses detracteurs comme une « laicité bisounours », c’est-à-dire une laicité utopique qui nie les dangers et les conflictualites qui pourraient resulter pour la societé de l’acceptation officielle de telles differences.

La deuxieme approche se montre plus restrictive affirmant que ces demandes particulieres ne sont pas legitimes, et qu’en tenir compte reviendrait à « ouvrir la boite de Pandore » (l’expression est revenue plusieurs fois dans le discours des enquetes). La laicité apparait des lors comme « invisibilité », « neutralité » de la sphere publique – mais comment definir cette derniere ? Cette approche peut se faire plus ou moins radicale, plus ou moins angoissee, accentuant la difference entre « nous » et « eux », à la fois majorité et minorité. Il s’agit d’interdire toute demande particuliere culturelle ou religieuse, tant du public que des salaries des administrations publiques, de l’entreprise ou de l’association au motif que « la religion doit rester dans l’espace privé », consideree comme une verité legale. Ces demandes ne sont jamais envisagées au travers de la notion des libertes publiques. Pour s’y opposer, plusieurs arguments sont invoques :

   —  l’attitude legitime est d’opposer un refus ferme àtoute demande, le religieux, puisqu’il s’agit essentiellement de lui, devant etre cantonne à une sphere privee, elle-meme concue de facon tres etroite ;

   —  les difficultes pratiques que l’adaptation à de telles demandes peut provoquer. Par peur d’ouvrir la boite de Pandore, il ne faut pas remettre en cause les pratiques regissant ces structures. L’invisibilité permet de regler de facon parfois brutale ces demandes ;

   —  l’idee de renoncement, puisqu’on laisserait la minorité imposer sa loi à la majorité. Au-delà de cette question des spheres,  se greffent souvent les impenses autour de la gestion de l’alterité.

Les lignes de clivage sont, cependant, plus compliquees. Elles se doublent de nouvelles oppositions, notamment au sein des minorites selon les appartenances generationnelles (primo-migrant, descendant d’immigré), mais aussi les niveaux d’education et les positions socioprofessionnelles. Ainsi, certains enquetés – plutot de plus de quarante ans et issus de l’immigration (premiere « seconde generation ») – insistent aupres des plus jeunes descendants issus de l’immigration sur la necessité pour eux de rester invisibles pour ne pas raviver la montee du racisme et de l’extreme droite.

 

   Spheres privee, sphere publique : quelle delimitation ?

 

Si la laicité est concue comme neutralité conduisant à bannir toute visibilité de signes religieux dans la sphere publique, l’ethnicité et le religieux ne devant s’exprimer que dans la sphere privee, il faut des lors se demander comment definir la frontiere entre sphere privee et publique. La sphere privee peut-elle renvoyer au monde de l’entreprise et à celui des associations ? Ne s’inscrit-elle pas dans les limites du seul foyer ou meme de l’intimité de l’esprit comme l’affirment certains des enquetes ? La définition des spheres privee et publique est egalement determinante dans ce que peut etre la laicité.

Un premier groupe estime que la sphere publique est le domaine des institutions publiques, la sphere privee etant comprise comme etant tout le reste. En consequence, la laicité est une obligation pesant sur la Republique et non sur l’ensemble de la societé. Aussi, les comportements du public et des travailleurs doivent etre geres differemment selon qu’ils s’expriment dans la sphere privee et publique. Les collaborateurs permanents de l’Etat ne peuvent ainsi pas exprimer dans le cadre de leur service leurs appartenances culturelles et religieuses.

Dans une autre approche, sphere publique et espace public sont amalgames, avec une consequence : afficher une pratique dans un centre commercial, voire dans la rue, en tant qu’usager, passant, etc. est consideré comme illegitime. Dans cette posture apparait une confusion sur la definition de l’espace privé et de l’espace public. La separation entre Eglise et Etat est ici invoquee pour considerer la neutralité comme invisibilité du fait religieux voire politique dans la sphere publique comprise comme espace public et non plus seulement institutions publiques. Ce faisant, l’imperatif de laicité comme neutralité de la puissance publique vis-à-vis des differents systemes de pensee et de croyance religieux ou philosophiques tend de plus en plus à vouloir etre etendu au reste de la societé. Au nom de l’argument « la religion doit rester dans l’espace privé », consideré comme une verité legale, il est estimé que la liberté de conscience, philosophique et religieuse et les pratiques qui en decoulent sont interdites publiquement. Il s’agit par l’invisibilité de faire face aux dangers que peut provoquer la diversité des appartenances des individus, leurs systemes de pensee et leur expression. C’est par l’abstraction, la depossession des appartenances des individus que le vivre-ensemble peut se realiser. Le religieux, voire le politique identifié alors comme quelque chose de clivant relevent de la sphere privee. Ce ne serait plus la République qui serait laique mais egalement la societé. Par consequent sont alors melanges laïcité, laicisation et secularisation.

La definition de la sphere privee peut parfois devenir plus restrictive, tendant à la confondre avec l’espace du domicile ou meme à l’intimité de l’ame. Les individus doivent se comporter selon un « savoir etre » (expression revenant régulièrement lors des entretiens), mais quel est-il ? Le fait que celui-ci soit souvent implicitement associé aux facons de vivre du groupe majoritaire n’est jamais questionné.

 

   Conclusion

 

Si, jusqu’au debut des années 1990, c’etait l’alterité culturelle qui faisait debat, la visibilité, dans les decennies qui ont suivi, de nouvelles religiosites, notamment musulmanes, dans une societé profondement secularisee a conduit à ramener la laicité sur le devant de la scene.  À ecouter nos enquetes, leur representation du concept evoluerait entre deux poles : un premier, minoritaire, oscille entre une laicité plus ouverte et une remise en cause radicale du concept ; un second, plus majoritaire, hésite entre une definition de la laicité concue comme neutralité de la sphere publique et absence de visibilité de signes religieux dans la sphere publique et meme dans une partie de la sphere privee (entreprises, associations...) au nom de l’egalité entre les travailleurs et pour eviter selon leurs mots « d’ouvrir la boite de Pandore du communautarisme ». Face à l’affirmation « la laicité, c’est facile : la religion c’est dans la sphere privee. », comment definir alors sphere privee et sphere publique ? Au-delà de la question de l’alterité, cette question pose plus largement la question des libertes publiques.

 

  Methodologie :

 

Une enquete en deux temps a eté menee sur quatre territoires : Paris ; Meaux ; Bordeaux et Begles ; Lyon et Vaulx-en-Velin.
Apres un premier travail preparatoire à partir d’archives de presse sur les quatre territoires depuis les années 1990, une quarantaine d’entretiens semi-directifs a eté menee aupres de personnels hospitaliers, de magistrats, d’avocats et de policiers, de travailleurs du secteur socio-educatif, d’elus locaux, de personnels educatifs, de responsables associatifs, de managers d’entreprises, de ministeres du culte. Sans etre representatif statistiquement, il s’agit dans l’echantillon de multiplier les profils tant par rapport aux diverses appartenances sociologiques (âge, genre, origine nationale) qu’aux secteurs d’activité. Il a eté demandé aux enquetes de repondre aux questions suivantes :

« Votre structure a-t-elle eté confrontee de la part du public à des demandes particulieres, notamment culturelles et religieuses ? Comment y ont-elles fait face ? »
« Quel débat cela a-t-il entrainé ou non dans la structure ? »
Ont ensuite eté organisés sur les quatre territoires des entretiens collectifs où il a eté demandé à une quinzaine d’enquetes sur chacun des sites de se mettre dans la peau d’un responsable de mairie, d’association de quartier et d’entreprise pour echanger autour de cas pratiques, apparus au travers des entretiens. Trois cas ont été poses :

« Vous etes responsable en mairie et une demande d’une association religieuse vous parvient concer- nant une demande de prêt de salles municipales ou d’équipement public. Que faites- vous ? Vous êtes responsable associatif et l’un de vos employes vient avec une tenue ostentatoirement religieuse. Que faites-vous ?

Vous etes manager dans une entreprise et l’un de vos salariés vous demande un amenagement de temps pour prier. Que faites-vous ? ».

 

 

 

 

1. Depuis la redaction de cette Note, Reda Didi a quitté ses fonctions à Graines de France pour devenir Delegué interministeriel adjoint à la lutte contre le racisme et l’antisemitisme.

Ecole de la Verrerie - 104 Rue de la Montat - 42100 Saint Etienne

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